Marie Claire – Design d’intérieur : Le mobilier outdoor durable, de l’éphémère à l’intemporel
Marie Claire – Design d’intérieur : Le mobilier outdoor durable, de l’éphémère à l’intemporel
Dans l’édition de juin 2026 de Marie Claire Suisse, Renata Koglin, architecte d’intérieur et fondatrice de RK Interiors, propose un nouveau regard sur les espaces extérieurs. Longtemps relégués au rang d’espaces secondaires, terrasses, jardins et patios s’imposent aujourd’hui comme de véritables extensions de l’habitat. À travers le prisme de la neuro-architecture et du design biophilique, elle présente la durabilité comme le nouveau luxe, où le confort, la beauté et le choix conscient des matières se rencontrent.
De l’éphémère à l’intemporel
Pour Renata, le mobilier outdoor est généralement associé à un usage très court, dicté par les saisons et l’usure. Aujourd’hui, cette logique s’estompe au profit d’une approche plus pérenne, presque architecturale. Des maisons comme Cane-line, Tribù ou Kettal participent à cette évolution en proposant des collections aux lignes maîtrisées, aux justes proportions et aux matériaux conçus pour traverser le temps.
Le teck se patine, les surfaces minérales s’ancrent et les structures s’affinent. Or, tous les matériaux ne vieillissent pas de la même manière : certains se bonifient, d’autres se dégradent. Apprendre à reconnaître cette différence devient essentiel dans une approche durable.
Le confort comme évidence contemporaine
Si ces espaces s’inscrivent désormais dans la durée, c’est aussi parce qu’ils sont pleinement habités. Les assises se font plus profondes, les textiles plus enveloppants et les compositions plus généreuses. Certaines collections, comme Senja chez Tribù, traduisent cette évolution avec une précision remarquable : un confort comparable à celui d’un salon intérieur, mais face au paysage.
Un principe simple s’impose : plus une assise est confortable, plus elle sera utilisée, et moins elle sera remplacée. L’extérieur n’est plus un simple décor occasionnel, il devient un véritable lieu de vie.
La matière comme signature
Dans cette nouvelle lecture du design outdoor, la matière devient un langage et un indicateur de qualité. Les textiles techniques de dernière génération, développés notamment par Cane-line, conjuguent résistance et douceur avec une remarquable discrétion. Leur véritable valeur se révèle dans le temps : tenue des couleurs, résistance à l’humidité, capacité à conserver leur confort malgré l’usage.
Les surfaces minérales telles que les céramiques et les pierres frittées explorées par Kettal offrent une alternative contemporaine à la pierre naturelle, avec une résistance accrue aux variations climatiques et aux micro-rayures. Le teck certifié, privilégié par Tribù, s’inscrit dans une esthétique du long terme. Sa densité, son origine et son traitement déterminent sa capacité à évoluer avec élégance plutôt qu’à se détériorer. Lire ces matériaux, c’est comprendre la qualité d’un projet au-delà de son apparence.
Investir moins, choisir mieux
Ce retour à l’essentiel s’accompagne d’une prise de conscience plus large. L’erreur la plus fréquente reste de choisir un mobilier pour son apparence immédiate, sans considérer son évolution dans le temps. À l’inverse, une approche plus réfléchie consiste à privilégier des pièces durables, à réduire le superflu et à investir dans des éléments capables de traverser les années sans perdre leur pertinence.
Le coût initial peut être plus élevé, mais il s’inscrit dans une économie plus juste : celle du long terme et d’un design qui évite le remplacement systématique, redonnant de la valeur à chaque choix. Le mobilier outdoor cesse alors d’être saisonnier, pour devenir structurel.
Avec cette publication dans Marie Claire, Renata réaffirme son approche singulière du design d’intérieur : une vision où l’émotion, le bien-être et la vie consciente sont au cœur de la manière dont nous habitons nos espaces, à l’intérieur comme à l’extérieur.